À travers cette rubrique, nous vous invitons à découvrir un territoire entre histoire et avenir, où le patrimoine de Beylongue témoigne à la fois de son riche passé et de son évolution au fil du temps. Des vestiges archéologiques aux édifices remarquables, en passant par les projets qui façonnent la commune d’aujourd’hui et de demain, chaque élément raconte une partie de l’identité et de la mémoire de la commune.
La centrale photovoltaïque de Beylongue : un projet tourné vers l’avenir
Une nouvelle étape dans l’histoire de notre territoire
Beylongue s’inscrit aujourd’hui dans une nouvelle dynamique, à la croisée de son histoire et des enjeux de demain. La création d’une centrale photovoltaïque sur des terrains communaux marque une étape importante pour la commune et traduit une volonté forte : participer à la transition énergétique tout en valorisant durablement son territoire.
Fruit d’une collaboration entre la municipalité, les acteurs locaux et l’entreprise WPD Solar France, ce projet ambitieux s’inscrit dans une démarche de développement plus responsable, solidaire et respectueuse de l’environnement.
Un projet énergétique d’envergure
La centrale photovoltaïque de Beylongue, dont la mise en service est prévue en novembre 2026, s’étendra sur environ 16 hectares de terrains communaux.
Avec une puissance de plus de 16 MWc, cette installation permettra de produire une électricité renouvelable et locale correspondant à la consommation électrique annuelle de plus de 8 000 habitants. À travers ce projet, Beylongue devient un acteur de la production d’énergie décarbonée à l’échelle du territoire landais.
Après les travaux de préparation et de terrassement, l’installation des panneaux photovoltaïques débutera au cours de l’été 2026, avant une mise en fonctionnement complète attendue à l’automne.
Une réunion publique d’information est organisée le 4 septembre 2026, de 18 h à 20 h, au foyer rural, afin de présenter l’avancement du projet et répondre aux questions des habitants.
Un projet au service de la commune
Au-delà de sa dimension environnementale, cette centrale représente également une opportunité économique pour Beylongue. L’exploitation de cette installation sur des terrains communaux permettra de générer des ressources durables pour la collectivité.
Ces recettes contribueront au financement de futurs projets locaux au bénéfice des habitants et participeront au développement de la commune tout en préservant son identité rurale.
Préserver la biodiversité : un engagement essentiel
La transition énergétique ne peut se concevoir sans prendre en compte la préservation des milieux naturels. Dans le cadre des études environnementales menées avant la réalisation du projet, la présence de la Trompette de Méduse, une espèce végétale patrimoniale et sensible, a été identifiée sur le site.
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Afin de protéger cette plante lors de la phase de travaux, une opération spécifique de transplantation des bulbes a été réalisée vers une zone sécurisée du site, éloignée des zones d’intervention des engins.
Cette démarche a porté ses fruits puisque 100 % des bulbes transplantés ont repris, démontrant qu’il est possible de concilier développement des énergies renouvelables et protection de la biodiversité.
Cette réussite est le résultat d’un travail mené avec l’accompagnement du bureau d’études ETEN Environnement, qui a contribué à intégrer les enjeux écologiques dès la conception du projet.
Beylongue, entre patrimoine et avenir
Avec cette centrale photovoltaïque, Beylongue écrit une nouvelle page de son histoire. Après avoir préservé les traces de son passé, la commune choisit aujourd’hui de participer aux défis de demain en développant une énergie locale, durable et respectueuse de son environnement.
Ce projet illustre pleinement la volonté de construire un avenir où patrimoine, territoire et transition écologique avancent ensemble.
Le monument aux morts de Beylongue : la création d’un nouveau lieu de mémoire
De la mémoire conservée au cimetière à un espace dédié au cœur du village
Pendant de nombreuses années, Beylongue ne disposait pas d’un monument aux morts installé dans l’espace public du village. La mémoire des habitants morts pour la France était conservée au sein du cimetière communal, où les noms des disparus rappelaient les sacrifices consentis par les générations précédentes.
En 2019, la commune a fait le choix de créer un véritable lieu de mémoire dédié, permettant de rendre un hommage visible et accessible à tous les habitants. Cette réalisation marque une nouvelle étape dans la transmission de l’histoire communale et dans le devoir de mémoire.
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Un hommage aux enfants de Beylongue morts pour la France
Comme de nombreuses communes françaises, Beylongue a été profondément touchée par les conflits du XXᵉ siècle, en particulier par la Première Guerre mondiale. Derrière chaque nom inscrit figurent des parcours individuels, des familles éprouvées et des vies bouleversées par la guerre.
La création de ce monument permet désormais de réunir symboliquement la communauté autour du souvenir de ces hommes qui ont quitté leur village pour défendre leur pays et dont certains ne sont jamais revenus.
Un lieu de rassemblement pour les cérémonies commémoratives
Depuis son installation, le monument aux morts est devenu un point de rassemblement lors des cérémonies officielles, notamment les 11 novembre et 8 mai. Ces rendez-vous permettent aux élus, aux anciens combattants, aux habitants et aux jeunes générations de se retrouver autour d’un même devoir : celui de transmettre la mémoire.
Au-delà de son aspect commémoratif, ce monument s’inscrit désormais dans le patrimoine communal. Il vient compléter les autres éléments qui racontent l’histoire de Beylongue, aux côtés de l’église Saint-Pierre, du Tuc de Berny et des différents témoignages du passé local.
Un patrimoine de mémoire pour les générations futures
La réalisation de ce monument aux morts en 2019 témoigne de la volonté de la commune de préserver et de valoriser son histoire. En donnant une place visible au souvenir des disparus, Beylongue inscrit durablement dans son paysage un symbole de reconnaissance et de respect.
Ce lieu rappelle que l’histoire d’un village ne se construit pas seulement à travers ses bâtiments anciens ou ses vestiges archéologiques, mais aussi à travers les hommes et les femmes qui ont contribué à écrire son histoire.
L’église Saint-Pierre de Beylongue : un témoin roman au cœur du village
Un édifice remarquable, mémoire de plusieurs siècles d’histoire
Au cœur du bourg de Beylongue, l’église Saint-Pierre veille depuis près d’un millénaire sur la vie du village. Par son architecture, son ancienneté et les éléments remarquables qu’elle conserve, elle constitue l’un des témoignages majeurs du patrimoine communal. Édifiée entre les XIᵉ et XIIᵉ siècles, elle s’inscrit dans la tradition de l’art roman landais et raconte, au fil de ses pierres, l’histoire religieuse et humaine d’un territoire profondément marqué par ses traditions.
Classée à l’Inventaire des Monuments historiques, l’église Saint-Pierre présente des caractéristiques architecturales qui en font un édifice singulier dans le paysage de la Grande Lande.
Une architecture romane caractéristique
L’église Saint-Pierre se distingue par son plan et ses volumes hérités de l’époque romane. Elle possède notamment deux absides semi-circulaires, éléments typiques de l’architecture religieuse médiévale, qui témoignent du soin apporté à sa construction.
Son clocher carré, coiffé d’un élégant toit pyramidal, constitue un élément particulièrement visible dans le paysage communal. Il marque encore aujourd’hui le cœur du village et sert de repère aux habitants comme aux visiteurs.
Comme beaucoup d’églises rurales landaises, l’édifice a probablement connu plusieurs phases d’aménagement et de restauration au cours des siècles. Ces transformations successives témoignent de son importance dans la vie de la communauté, chaque génération ayant contribué à son entretien et à sa préservation.
Un lieu de culte au centre de la vie villageoise
Pendant des siècles, l’église Saint-Pierre n’a pas seulement été un lieu de prière. Elle a constitué un véritable point de rassemblement pour les habitants de Beylongue. Autour d’elle s’est organisé le bourg, selon une organisation traditionnelle des villages landais où l’église occupait une place centrale, à la fois spirituelle, sociale et symbolique.
Elle a accompagné les grands moments de la vie des habitants : baptêmes, mariages, funérailles, fêtes religieuses et rassemblements communautaires. Au-delà de sa fonction religieuse, elle demeure un lieu de mémoire collective.
Un patrimoine à préserver
La présence d’une église romane de cette importance dans une commune de la taille de Beylongue constitue un héritage précieux. Elle rappelle l’ancienneté du peuplement du territoire et l’importance qu’a pu avoir le village au Moyen Âge.
Aujourd’hui encore, l’église Saint-Pierre représente un lien entre passé et présent. Sa préservation permet de transmettre aux générations futures un témoignage exceptionnel de l’histoire locale, mais aussi de maintenir vivant un élément essentiel de l’identité de Beylongue.
Conscient de la valeur historique et patrimoniale de cet édifice, le nouveau conseil municipal souhaite pleinement s’engager pour sa sauvegarde. Il espère pouvoir mener à bien, au cours de son mandat, les travaux de rénovation nécessaires afin de préserver l’église Saint-Pierre et de permettre aux générations futures de continuer à découvrir ce témoin remarquable de l’histoire de la commune.
Par ses pierres, son architecture et les souvenirs qu’elle abrite, l’église Saint-Pierre demeure bien plus qu’un monument : elle est un véritable livre d’histoire ouvert sur près de neuf siècles.
Le Tuc de Berny à Beylongue : un « camp romain » aux origines encore mystérieuses
Un site majeur du patrimoine landais
À environ 700 mètres au nord du bourg de Beylongue, au lieu-dit Le Borgne, se dresse un vaste retranchement de terre connu depuis des siècles sous le nom de Tuc de Berny. La tradition locale l'a longtemps désigné comme un « camp romain », une appellation fréquente pour ce type d'ouvrage défensif dans le Sud-Ouest de la France.
Pourtant, malgré cette dénomination, aucune preuve archéologique ne permet aujourd'hui d'affirmer une origine romaine. Comme de nombreux sites comparables, le Tuc de Berny demeure une énigme dont la datation et la fonction exactes restent à déterminer.
Une fortification impressionnante
L'enceinte principale présente un plan ovale d'environ 169 mètres de longueur sur 130 mètres de largeur. Elle est ceinturée d'un imposant talus précédé d'un fossé défensif.
Sur sa partie la mieux conservée, le relief est particulièrement spectaculaire : le sommet du talus domine encore de plus de 11 mètres le fond du fossé. Ces dimensions témoignent de l'importance des travaux de terrassement entrepris lors de sa construction et laissent supposer un ouvrage à vocation défensive de premier plan.
Un ensemble de retranchements
Le Tuc de Berny ne se limite pas à son enceinte principale. Plusieurs ouvrages secondaires viennent compléter ce dispositif.
Au sud, une importante levée de terre atteint environ 3,60 mètres de hauteur. Au nord, un second retranchement, légèrement moins élevé, est encore visible. Les anciens auteurs signalent également deux autres ouvrages : l'un au lieu-dit Petite Coume, au nord, et l'autre à Laboy, à l'ouest.
Selon la tradition orale, ce dernier aurait été en partie détruit lors de recherches entreprises à la recherche d'un trésor légendaire, une histoire qui rappelle combien ces anciennes fortifications ont alimenté l'imaginaire populaire au fil des siècles.
Les indices de la toponymie
Les anciens documents apportent eux aussi quelques éléments de réflexion. La carte de Cassini, réalisée au XVIIIᵉ siècle, mentionne notamment un lieu-dit nommé Lesgouarde.
Cette appellation, qui évoque une fonction de garde ou de surveillance, pourrait laisser penser qu'un autre retranchement existait autrefois à proximité. Si cette hypothèse ne peut être démontrée, elle renforce l'idée d'un ensemble défensif plus vaste que les vestiges actuellement visibles.
Une origine toujours débattue
L'expression « camp romain » est aujourd'hui utilisée avec prudence par les historiens et les archéologues. Jusqu'au XIXᵉ siècle, il était courant d'attribuer aux Romains tout ouvrage de terre de grande ampleur.
Les recherches menées sur des sites similaires montrent cependant que ces enceintes peuvent appartenir à des périodes très diverses, depuis la Protohistoire jusqu'au Moyen Âge. En l'absence de fouilles archéologiques approfondies, il demeure impossible de dater précisément le Tuc de Berny.
Quelques découvertes anciennes d'objets polis datant de l'âge du Bronze témoignent néanmoins d'une occupation humaine ancienne du secteur, sans qu'il soit possible de les rattacher directement à la construction de l'enceinte.
Un patrimoine à préserver
Par ses dimensions, la qualité de conservation de ses reliefs et les nombreuses interrogations qu'il suscite, le Tuc de Berny constitue l'un des sites archéologiques les plus remarquables de Beylongue.
Entre histoire, archéologie et traditions populaires, cette imposante fortification demeure un précieux témoin du passé landais.
Le Tuc de Berny est situé sur une propriété privée. À ce titre, l’accès au site est interdit au public, sauf autorisation préalable du propriétaire. Il est rappelé que toute recherche archéologique, avec ou sans détecteur de métaux, est strictement encadrée par la réglementation en vigueur. Elle nécessite une autorisation du propriétaire du terrain ainsi qu’un accord des services compétents de l’État, notamment la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles).
Les fouilles ou recherches réalisées sans autorisation constituent une atteinte aux règles de protection du patrimoine archéologique et peuvent être sanctionnées conformément aux dispositions prévues par la législation en vigueur.
Le respect de ce site est essentiel afin de préserver les vestiges qu’il pourrait encore renfermer et de permettre, à l’avenir, leur étude dans un cadre scientifique.



